Bon anniversaire, Alex
Par xavier le vendredi, octobre 6 2006, 01:24 - Flickr / Dailymotion post auto - Lien permanent
Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
Par xavier le vendredi, octobre 6 2006, 01:24 - Flickr / Dailymotion post auto - Lien permanent
Commentaires
Merci beaucoup pour ton accueil
C'etait vraiment sympa, comme soirée:) plein de gens différents, de nouvelles rencontres!!
Pour ton anniversaire, ce n'est pas le gâteau qui était le plus bon... C'est ce qui va avec !
Au fait ? Qu'est-ce qui te ferait plaisir pour tes 26 bougies ? Je veux dire "matériellement" parlant... et non "Marmottuxément"...
Pour Monsieur Alex,
Voilà une petite idée KDO à te glisser sur le net car je pense que tu y passes beaucoup plus de temps que dans les livres. Ce sont des extrais de plusieurs livres de Christian BOBIN. Ce sont de bien simples mots car je pense que tu mérites autre chose que de la tendresse, de la surprise ou des images. Enfin bref… Quelque chose que l’on peut aussi offrir à un anniversaire. Surtout lorsque l’on manque de générosité comme je l’ai fais hier (j’avais PAS compris que c’était ton anniversaire). Je te souhaite donc un passage en cohérence avec toi-même pour une année supplémentaire en te priant de rester qui tu es car tu ne fais n’importe quoi en étant ce que tu fais bien modestement…
Beaucoup de très belles choses nous attendent, sans jamais s'impatienter de ne pas nous voir venir.
(Prisonnier du berceau, Mercure de France, 2005)
Le paradis c'est d'être là.
(Prisonnier du berceau, Mercure de France, 2005)
Le plus beau dans cette vie, c'est de se fatiguer pour quelqu'un sans qu'il s'en aperçoive.
(Prisonnier du berceau, Mercure de France, 2005)
Si on devait dessiner l'intelligence, la plus fine fleur de la pensée, on prendrait le visage d'une jeune mère, n'importe laquelle. De même si on devait dire la part souffrante de tout amour, la part manquante, arrachée.
(La part manquante, coll. folio)
Pour s'éprendre d'une femme, il faut qu'il y ait en elle un désert, une absence, quelque chose qui appelle la tourmente, la jouissance. Une zone de vie non entamée dans sa vie, une terre non brûlée, ignorée d'elle-même comme de vous.
(La part manquante, coll. folio)
Les enfants sont comme les marins: où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense.
(La part manquante, coll. folio)
Ce qu'on apprend dans les livres, c'est la grammaire du silence, la leçon de lumière. Il faut du temps pour apprendre. Il faut tellement plus de temps pour s'atteindre.
(La part manquante, coll. folio)
Ce qui ne sert à rien sert à tellement de choses.
(La part manquante, coll. folio)
C'est quoi, réussir sa vie, sinon cela, cet entêtement d'une enfance, cette fidélité simple: ne jamais aller plus loin que ce qui vous enchante à ce jour, à cette heure.
(La part manquante, coll. folio)
Il n'y a pas d'autre art que l'art amoureux. C'est l'art souverain de la lenteur et de la vitesse. C'est l'art de susciter un éclair, sans jamais l'arrêter en l'orientant vers nous.
(Lettres d'or, coll. folio)
On peut s'éprendre d'une femme pour une manière de ramener ses cheveux sur sa nuque, pour la négligence dans sa voix, ou la lumière sur ses mains. Pour une raison aussi simple, on abandonne le tout de sa vie.
(Lettres d'or, coll. folio)
La vie en société c'est quand tout le monde est là et qu'il n'y a personne. La vie en société c'est quand tous obéissent à ce que personne ne veut.
(L'inespérée, coll. folio)
Ce qu'on sait de quelqu'un empêche de le connaître.
(Le Très-Bas., coll. folio)
La beauté des mères dépasse infiniment la gloire de la nature.
(Le Très-Bas., coll. folio)
Les hommes tiennent le monde. Les mères tiennent l'éternel qui tient le monde et les hommes.
(Le Très-Bas., coll. folio)
Il est bon pour un enfant d'avoir ses deux parents, chacun le protégeant de l'autre: le père pour le garder d'une mère trop dévorante, la mère pour le garder d'un père trop souverain.
(Le Très-Bas., coll. folio)
Le vrai père c'est celui qui ouvre les chemins par sa parole, pas celui qui retient dans les filets de sa rancoeur.
(Le Très-Bas., coll. folio)
Mon pays fait vingt et un centimètres de large, sur vingt-neuf de long: une feuille de papier blanc.
(La plus que vive, coll. L'un et l'autre chez Gallimard)
Combien de mois, combien de vies faut-il pour écrire une phrase qui égale en puissance la beauté des choses ?
(Le huitième jour de la semaine, Éditions Lettres Vives 1986)
Tu sais ce que c'est la mélancolie ? Tu as déjà vu une éclipse ? Eh bien c'est ça : la lune qui se glisse devant le cœur, et le cœur qui ne donne plus sa lumière.
(La folle allure, Éditions Gallimard 1995)
Ceux qui nous aiment sont bien plus redoutables que ceux qui nous détestent. Il est bien plus difficile de leur résister, et je ne sais rien de mieux que des amis pour vous amener à faire le contraire de ce que vous souhaitez faire.
(La folle allure, Éditions Gallimard 1995)
Je n'aime pas ceux qui parlent de Dieu comme d'une valeur sûre. Je n'aime pas non plus ceux qui en parlent comme d'une infirmité de l'intelligence. Je n'aime pas ceux qui savent, j'aime ceux qui aiment.
(Autoportrait au radiateur, Gallimard NRF 1997)
Une des plus fines expériences de la vie est de cheminer avec quelqu'un dans la nature, parlant de tout et de rien.
(Autoportrait au radiateur, Gallimard NRF 1997)
Les braves gens tristes ont toujours prétendu que les choses étaient très compliquées et qu'il fallait beaucoup mûrir avant de les saisir. Ce discours sur la complexité des choses est, il n'y a pas d'autre mot, le discours d'un salaud, de celui qui s'adresse à l'enfant pour lui dire : tais-toi.
(Autoportrait au radiateur, Gallimard NRF 1997)
Ne jamais exiger quoi que ce soit - attendre.
Ne jamais, à personne, rendre compte de ce que tu vis - rire.
Ne jamais t'imaginer cause d'un bien - rire, encore.
Ne jamais chercher une aide - attendre, encore.
(L'épuisement, Éd. Le temps qu'il fait, 1994)
[...] être infidèle à soi-même pour mieux rester fidèle à la vie dans notre vie.
(L'épuisement, Éd. Le temps qu'il fait, 1994)
Ceux que j'aime, je ne leur demande que d'être libres de moi et ne jamais me rendre compte de ce qu'ils font ou de ce qu'ils ne font pas, et bien sûr, de ne jamais exiger une telle chose de moi. L'amour ne va qu'avec la liberté. La liberté ne va qu'avec l'amour.
(L'épuisement, Le temps qu'il fait, 1994)
Si on veut transmettre quelque chose dans cette vie, c'est par la présence bien plus que par la langue et par la parole. La parole doit venir à certains moments, mais ce qui instruit et ce qui donne, c'est la présence. C'est elle qui est silencieusement agissante.
(In La grâce de solitude de Marie de Solemne, Éd. Dervy, 1998)
Faire l'amour en cachette, c'est comme voler des bonbons à l'épicerie. C'est délicieux.
(La femme à venir, Folio)
Voyager, c'est une fête : on met la clef sous la porte, on se laisse à l'intérieur. On se donne rendez-vous à l'étranger. On regarde les rues, le ciel et les maisons. On se regarde soi-même dans les vitrines, étonné d'être où l'on est - c'est à dire ailleurs. On a changé. On est aussi neuf que ce qu'on voit.
(La femme à venir, Folio)
Il n'y a pas d'autre attente que de vivre.
(La femme à venir, Folio)
Bien peu de gens savent aimer, parce que bien peu savent tout perdre. Ils pensent que l'amour amène la fin de toutes misères. Ils ont raison de le penser, mais ils ont tort de vivre dans l'éloignement des vraies misères. Là où ils sont, rien ni personne ne viendra. Il leur faudrait d'abord atteindre cette solitude qu'aucun bonheur ne peut corrompre.
(La femme à venir, Folio)
Faire trop longtemps la même chose, au même endroit, à la même heure, cela rend vieux.
(Tout le monde est occupé, Mercure de France, 1999)
Rien n'est plus contagieux que la liberté.
(Tout le monde est occupé, Mercure de France, 1999)
J'aime appuyer ma main sur le tronc d'un arbre devant lequel je passe, non pour m'assurer de l'existence de l'arbre - dont je ne doute pas - mais de la mienne.
(La présence pure, Le temps qu'il fait, 1999)
Il y a une étoile mise dans le ciel pour chacun de nous, assez éloignée pour que nos erreurs ne viennent jamais la ternir.
(Ressusciter, Gallimard 2001)
J'ai toujours eu un léger dégoût pour ceux qui sont capables de commenter pendant des heures la finesse ou l'arôme d'un vin, amenant dans leur parole, pour des choses sans importance, une délicatesse qu'ils ne mettent pas dans leur vie.
(Ressusciter, Gallimard 2001)
Marcher dans la nature, c'est comme se trouver dans une immense bibliothèque où chaque livre ne contiendrait que des phrases essentielles.
(La lumière du monde, Gallimard 2001)
Je suis trop ambitieux pour l'être. Je voudrais être un fou qui ne possèderait plus qu'une seule chose : un coeur.
(Le Christ aux coquelicots, Lettres Vives, 2002)
Le visage d'une mère est pour l'enfant son premier livre d'images.
(Louise Amour, Gallimard 2004)
Merci Mick,

Mais c'est votre présence le cadeau.
J'ai oublié de vous dire, vous étiez le cadeau
même "Alexandra" qui a utilisé l'ordi portable a Deny.. ne savait pas qu'elle me ferait un cadeau à me laisser quelquechose dans les bras, qui a reveillé le code génétique