BEATEP: première semaine de "stage", dans quelle étagère?
Par xavier le vendredi, février 2 2007, 22:06 - Lien permanent
Bon un peu a l'arrache..
Je viens de rentrer (et en train de finir) dans ma première semaine de stage pratique pour le BEATEP. A ce jour, je n'ai pas encore nourri de reflexion très approfondie sur le sujet, ni rédigé de grosses lignes d'écriture sur tout cela.
Le temps étant une denrée rare, et une matière fugitive, je pense que le temps est venu pour moi de commencer à me pencher sur ma situation, tant en tant que "formé" et futur beatepien, que professionnellement, les deux étant intimement lié étant donné le contexte de ma situation.
Je vais donc essayer de me dégager une petite méthodologie pour faire le choses bien.
L'objectif principal d'un stage beatep est a priori d'évaluer la pratique au quotidien des missions qui me sont confiées par l'employeur, selon des critères définis par un référentiel éduc pop. Il me semble que c'est comme cela que ca se passe. S'agit donc que j'arrive à prendre un recul par rapport à ma pratique, d'être critique sur celle-ci, sur les actions que j'entreprends, les relations que j'entretiens, les projets que je mène, en bref, être "pro".
Si j'arrive à mener et nourrir cette reflexion, de me donner les moyens d'entretenir celle-ci de la manière où je la souhaite à cet instant, il me semble, j'en ai le sentiment, que cete reflexion aboutira à un bon nombre de remises en question sur ma vie professionnelle, sur ce qui la lie avec le reste de ma vie, sur ce qu'il adviendra de moi et de mes envies dans les années toutes proches à venir. Certains émulsifiants sont bons pour la santé.
Quelles sont les questions à me poser pour démarrer de manière logique?
Mon poste.
- Quelles sont les missions qui me sont confiées par mon employeur? Ma fiche de poste.
- Quelles sont les missions que je gère, et qui ne paraissent pas explicitement dans ma fiche de poste?
- Quelles sont les missions que je gère de manière satisfaisante et de manière non satisfaisante par rapport aux attentes de ma structure?
- Et par rapport aux attentes des jeunes?
- Quelles sont mes propres attentes?
- Quels sont les critères d'évaluation? Les outils d'évaluation?
Ma structure.
- Quelles sont les missions qui sont les raisons d'être de ma structure? Le projet éducatif.
- Quelles sont les missions effectuées de manière satisfaisante et de manière non satisfaisante par ma structure?
- D'un point de vue jeunes?
- D'un point de vue institutionnel: politique éducative?
- D'un point de vue de l'équipe?
- Quel est le regard que je porte sur ma structure? Ses missions?
- Quels sont les critères d'évaluation? Les outils d'évaluation?
Mon secteur d'activité: les multimédia
- Les mêmes questions.
- Pour ces différents niveaux d'activité et de *missions*, il convient donc de prendre de la distance, de me faire un peu violence, afin de lister de manière exhaustive, ce qui marche et ne marche pas, en terme d'activités, de missions, d'attitude auprès des jeunes, de relations entre collègues, avec les partenaires, la hiérarchie, en gros, de savoir poser un constat, toujours en lien avec différents éléments: projet éducatif, projet pédagogique, projet politique, attentes personnelles, attentes des jeunes. Sans se voiler la face, en étant le plus franc possible.
- Une fois le constat posé, se poser les bonnes questions, que ce soit sur des constats de réussite, ou des constats d'échec.
- Les questions posées, il va falloir (se) faire les propositions adéquates, pour faire évoluer la situation. La faire progresser, dans le sens positif bien évidemment.
- Un fait indéniable, pour lequel je dois me faire à l'idée: faire un rapport de stage Beatep nécessite d'avoir la distance "pro" nécessaire, en terme de constats, et de propositions d'évolution. Ce rapport, il sera au final connu non seulement de mon jury, mais aussi de mon employeur.
D'un point de vue personnel - Transformation sociale.
- Une politique éducative est globalement à remettre en contexe dans une politique globale menée par des élus. Elle permet de tracer la route, d'ouvrir des voies à des changements potentiels de la vie sociale, citoyenne, de pratiquer et d'initier la démocratie à grande échelle. Par ces notions, je ne vais pas à politiser à outrance et de manière intégrale chaque fait et geste que je puis effectuer au quotidien dans mon travail, mais il est indéniable que l'apport d'une formation comme le beatep m'a vite fait prendre conscience, parce que je me le suis approprié comme tel, de la portée des changements sociaux qui peuvent découler des choix éducatifs, des démarches entreprises...
- C'est en tout cas ici que je trouve le lien entre certaines convictions qui m'animent, et les choix professionnels vers lesquels je me suis engagé ces dernières années. "C'est pas par hasard qu'on arrive dans l'animation" comme qui dirait.. Pas à 30 ans en tout cas. Ce n'est pas réellement un engagement fort, qui ma poussé dans l'animation, mais c'est aujourd'hui ce qui m'y maintient.
- Comment j'ai commencé l'animation? Le jeu :), par le scoutisme, directement comme responsable, après quela pratique m'eut obligé de casser des préjugés à la masse :). Responsable aux EEUDF. J'y ai redécouvert des sourires, des rires, des jeux, des prises de bec, des vrais moments de joie, des valeurs portées par des individus avec lesquels je me sentais proche... De la vie, en fait. Malgré tout, je ne partage pas 100% du projet pédago des EEUDF, notamment le chapitre religion et quelques autres aspects.. Mais ce n'est pas ici que je développerais le sujet, c'est pas encore le lieu, ou le moment..
Si je veux paraitre, et être honnète dans ma démarche, je vais devoir prendre le temps nécessaire, à cette démarche, et consigner chaque fait et chaque tournure ou évolution que prend chacune de mes missions et projets menés.
En fait, ca va prendre un sacré temps.
Sans compter le remontage dans le temps que je vais devoir effectuer pour renseigner le chapitre "formation" de mon rapport de stage. Cette formation a structuré beaucoup de raisonnements et de pensées en moi, et je pense que je ne pouurais pas passer à coter de cette occasion de le souligner.
reste à déterminer quand et quoi a agi sur quoi exactement. Ce sera bonus pour le rapport. Et pour moi.
Toudou:
- c'est mon Beatep: être moins impersonnel dans mes récits, privilégier mes impressions. tout du moins en tenir plus compte.
- Rédiger de plus en plus en Français littéral, intelligible par des interlocuteurs non-renseignés. Moins de codage.
- Faire moins de listes, plus de texte. Cf #2
- Bosser, bûcher, creuser les méninges.
- Y faire. Sur le terrain. Pas qu'avec des mots.
- y faire, quoi...





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